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Un grand besoin de médias libres...

« Too much information »

Les médias sont notre lien avec le monde. Ils sont l’un des biais principaux par lesquels nous appréhendons ce qui nous entoure. Être bien informés est une nécessité pour tous ceux qui souhaitent vivre et agir de manière avisée et responsable. C’est pourquoi les médias revêtent un rôle fondamental, à la fois d’information et de socialisation.

Et pourtant, les médias ont parfois tendance à agir comme des miroirs déformants. Dans certains pays, ils sont clairement des instruments au service du pouvoir et s’affichent comme de véritables outils de propagande. Mais dans d’autres, qui pourtant prônent l’indépendance des médias comme une condition sine qua non de la liberté d’expression que les États se doivent de défendre, l’information peut également être mise à mal par d’autres formes de contrôle, beaucoup plus insidieuses ou inconscientes.

Une concentration alarmante des médias de masse

En l’espace de quelques années, les dirigeants de grands groupes multimédias transnationaux se sont retrouvés au sommet du monde et du pouvoir, intensifiant la concentration des médias de masse dans une dimension à la fois verticale (intégrant les phases de création, de production et de distribution) et horizontale (réunissant au sein d’un même groupe des quotidiens, des magazines, des chaînes de télévision et des stations de radio ainsi que des portails Internet). Cette concentration est également présente à l’échelle régionale et locale (la plupart des villes américaines, tout comme la grande majorité des régions françaises, n’ont plus qu’un seul quotidien), ainsi qu’à l’international (comme par exemple le groupe News Corporation de Rupert Murdoch qui, parti d’Australie, s’étend aujourd’hui de la Grande-Bretagne aux Etats-Unis).

La concentration est particulièrement accentuée en ce qui concerne les circuits producteurs d’informations, détenus par les grandes agences de presse qui diffusent au monde entier une vision uniforme de la planète.

Un « cinquième pouvoir » nécessaire ?

Ainsi, à travers l’extrême concentration des grands groupes de presse et face à ce manque d’indépendance et de transparence, le public doute sans cesse davantage de la capacité des médias à fournir une information de qualité. Pire, l’écart se creuse entre ce que pensent les médias dominants d’un côté et la population de l’autre. Et c’est toute une profession qui perd de sa crédibilité auprès du grand public. Au grand regret de bon nombre de journalistes qui souffrent de ne pas pouvoir exercer leur métier librement, contraints au rendement et acculés sous les pressions des rédactions et de leurs bailleurs.

Face à ces hyperentreprises médiatiques, devenues les acteurs centraux de la mondialisation libérale via leur poids économique et idéologique, il devenait nécessaire de créer un « cinquième pouvoir », permettant d’opposer une véritable force civique. Inévitablement, le nombre de médias alternatifs a explosé ces dernières décennies, prouvant que le besoin d’une information multiple et différente est bien réel. Une information qui soit le reflet des mouvements sociaux et des luttes, certes, mais qui en soit également le détonateur. La critique du pouvoir des industries de l’information et de leur globalisation a donné naissance à des mobilisations particulières, parfois qualifié de « militantisme informationnel ». Il s’agit de démocratiser les médias en agissant sur leurs pratiques et sur les messages qu’ils véhiculent, mais aussi de mettre en œuvre de nouveaux dispositifs de production d’information et de communication.

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