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L'Association mondiale des radios diffuseurs et communautaires (AMARC) bouton Facebook bouton Twitter

Publié par Camille Champeaux
Droit à la communication et à l’information libre
radios libres


Contexte de l'initiative

Les médias "mainstream" véhiculent des idéologies et des valeurs dans lesquelles citoyennes et de citoyens ne se reconnaissent pas toujours. De nombreuses critiques circulent sur le monde des médias, que ce soit pour dénoncer leur attachement au monde politique et économique, pour accuser certains supports de faire de la "désinformation" plutôt que de produire une information juste et fiable, ou encore pour regretter la voix unitaire des grands médias qui couvrent toujours les mêmes événements, avec le même angle, en donnant la parole aux mêmes personnes. 

Ainsi, s'il est impossible d'échapper aux élections présidentielles américaines, décortiquées et commentées de bout en bout, il est plus compliqué de se renseigner véritablement sur la situation politique dans des pays comme le Brésil et quasiment impossible de savoir, sans effort de recherche particulier, où en est la situation sociale au Sri Lanka. Or, s'il est intéressant de savoir ce qui se passe aux Etats-Unis, pourquoi n'en irait-il pas de même pour le Sri Lanka ? 

Bien sûr, l'essor des réseaux sociaux a quelque peu pallié à cet état de fait, en permettant à chacun de s'exprimer autant qu'il le souhaitait sur le sujet de son choix. Mais lorsque l'on parle de journalisme, on ne parle pas que de statuts facebook ou de billets d'humeur en 140 caractères. Dans la sphère des "médias libres", les radios communautaires ont donc trouvé une place de choix pour diffuser à leur tour une vision du monde, de la politique et de la culture.

Détail du projet

L'AMARC regroupe aujourd'hui 40 000 membres dans 130 pays. Comme tout réseau, sa mission première est de faciliter l'échange entre ses membres, de coordonner leurs actions communes et de faciliter leurs démarches de coopération. 

Régulièrement, l'AMARC porte des campagnes radiophoniques internationales. En 2015 par exemple, l'association a lancé le Fond Global destiné à soutenir le travail des journalistes et producteurs de radios communautaires. Ce fond sert en effet à : 'favoriser la participation des radios associatives aux débats de la société civile, de renforcer les liens avec les communautés et de soutenir les producteurs et productrices afin d'assurer la stabilité des radios' annonce Francesco Diasio, Secrétaire Général de l'AMARC. 

Et si l'on s'interroge sur le pourquoi d'une telle initiative, il suffit de lire les quelques définitions que l'AMARC donne des radios communautaires pour être convaincu de la pertinence d'une telle démarche : 'La philosophie historique de la radio communautaire est de permettre aux 'sans voix' de s’exprimer, de servir de porte-parole aux opprimés (qu’il s’agisse d’une oppression raciste, sexiste ou de classe sociale) et, en général, d’offrir un outil de développement' ; ''l’objectif de la radio communautaire n’est pas de faire quelque chose pour la communauté, mais plutôt de donner l’occasion à la communauté de faire quelque chose pour elle-même comme, par exemple, posséder et contrôler son propre moyen de communication'

Succès et perspectives

La force de ce réseau, c'est qu'il est soutenu par des membres très divers mais portés par le même objectif : permettre l'accès à une information libre. Que les radios qui en font partie diffusent du contenu politique, de la musique, des émissions culturelles ou tout cela à la fois, elles ont toute développé un aspect militant, engagé en faveur d'un journalisme au service de sa communauté. 

Défendre les intérêts des citoyens, encourager la participation de toutes et tous, respecter les opinions de chacun, encourager la diversité culturelles...sont autant de missions que se donnent les radios communautaires regroupées au sein de l'AMARC. "Bâtir la communauté" et "accroître la démocratie" sont au final les maîtres mots de ces radios qui n'ont pour seul intérêt que le soutien de la société civile.

Localisation

Canada


Contact







Début du projet : 1983